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L’addiction au sucre est un véritable problème, qui peut même se comparer à l’addiction aux drogues.

Dans cette chronique diffusée sur l’antenne de Sud Radio, Jean Doridot, au micro de Philippe Verdier, donne trois clés pour éviter le piège du sucre.

Bonjour Jean.

Bonjour Philippe.

Alors Jean nous sommes dans le week-end de Pâques. Un long week-end de trois jours . Certaines personnes vont en profiter pour partir en escapade et certaines vont se voir offrir des chocolats. Et je crois que ce matin justement vous avez décidé de nous parler du sucre c’est ça ?

Oui Philippe en effet j’aimerais parler du sucre ce matin. J’ai pratiquement tous les jours chez moi des personnes qui me demandent de les aider à réduire leur consommation de sucre qu’elles finissent par consommer de façon compulsive.

Vous voulez dire un peu comme une drogue ?

Et bien oui Philippe exactement comme une drogue. D’ailleurs à ce propos une étude récente révèle quelque chose d’assez stupéfiant. Des chercheurs ont proposé à des rats de laboratoire du sucre et de la cocaïne. Or on sait que d’ordinaire les rats apprécient la cocaïne qui est une drogue puissante. Et bien plus de 9 rats sur 10 ont préféré le sucre (référence : Naassila, P. M. Le potentiel addictif du sucre plus élevé que celui de la cocaïne.).

Le sucre peut devenir une drogue

Le sucre plus fort que la cocaïne

Vous voulez dire que le sucre serait une drogue plus forte que la cocaïne ?

Et bien disons Philippe que c’est ce que cette étude tend à démontrer. Le sucre est en effet un produit extrêmement addictif qui possède notamment la caractéristique de créer l’appétence pour la dose de sucre suivante. Il y a un phénomène physiologique à la base de ce phénomène. Le processus de dégradation du glucose crée une espèce de sensation de vide qui précisément crée l’envie de la dose suivante. En fin de compte le sucre, plus on en a, plus on en veut. L’industrie agro-alimentaire d’ailleurs ne s’y trompe pas la consommation de sucre dans le monde a triplé ces 50 dernières années. (référence dans cet article)

Alors d’accord Jean donc si je comprends bien le sucre peut devenir une drogue pour certaines personnes comment faire alors pour se protéger de tout ça ?

Le meilleur moyen de se protéger d’une drogue ? Éviter de commencer.

Et bien Philippe le premier réflexe avec le sucre consiste à éviter de commencer et accepter que le fameux ‘aller je ne vais prendre qu’un seul carré de chocolat’ est un mythe. Bien-sûr c’est vrai certaines personnes réussissent à se restreindre elles possèdent généralement un fort self-contrôle. Si d’aventure vous avez l’intuition que ce n’est pas votre cas alors le plus simple et le plus efficace consiste à éviter le sucré tout en acceptant que le jours où vous vous autorisez du sucre, alors vous ne contrôlerez pas la dose ingurgitée.

D’accord donc si je comprends bien on peut en prendre à condition d’accepter qu’on se lâche quoi ?

Oui voilà c’est exactement ça.

Un deuxième conseil ?

Certains produits sont à proscrire complètement.

Un deuxième conseil consiste à éviter d’acheter certains produits particulièrement riches en sucre et donc particulièrement addictif. Nous ne citerons évidemment aucune marque de pâte à tartiner ou de génoises nappées de confitures sans parlers des compotes ultra enrichies en sucre de synthèse. Évitez simplement ce genre de produits bien souvent un auto-coaching réussi commence dès le supermarché.

D’accord donc on évite de remplir ses placards c’est ça ?

Et bien oui Philippe c’est tout à fait ça vous avez compris le truc. C’est surtout très utile pour les personnes sujettes aux compulsions. En réalité la compulsion monte un peu comme une vague puis elle redescend il est fréquent que des placards vides suffisent à protéger dans ce cas la personne d’elle même.

Très bien un troisième conseil peut-être ?

La vraie douceur est ce qui fait vraiment du bien. Le sucre, ça ne marche pas.

Oui Philippe un troisième conseil un peut tarte à la crème certes.

Ça tombe bien on reste dans le sucre.

Oui c’est vrai ça tombe bien. En fait il est fréquent que la recherche de sucre trouve son origine dans une recherche de réconfort ou même de douceur. Notre inconscient est sensible aux mots et aux symboles on parles des produits sucrés comme de petites ‘douceurs’ ce n’est pas par hasard. Alors mobiliser son ingéniosité pour développer d’autres moyens d’expérimenter de la vraie douceur dans son existence ça fait du bien – et ça ne fait pas grossir.

Ça va mieux en le disant. Merci Jean.

Merci Philippe.

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